Le crédit à la consommation est en progression importante ces dernières années, quelle était son évolution auparavant ? Pour plus d'information...
D’après l’INSEE, l’ASF et la Banque de France.
En 2001, l’encours du crédit à la consommation a dépassé la barre des 100 milliards d’euros, dans un contexte économique plutôt maussade.
Le marché du crédit à la consommation a affiché un rythme soutenu de progression depuis 1995 et ce jusqu’en 2001 année qui a semblé marquer une rupture.
La fin des années 80 a été marquée par l’explosion du crédit à la consommation, mais dès 1991 et jusqu’en 1995 les ménages français inquiets face à la stagnation de leur pouvoir d’achat et la montée du chômage, ont réduit leurs dépenses de consommation et privilégié l’ épargne et le désendettement.
L’amélioration de la situation économique a permis au crédit à la consommation de reprendre sa progression dès la fin de 1995 avec un pic de progression entre 1999 et 2000.
Malgré un ralentissement, on note que le crédit à la consommation a bien résisté aux conjonctures économiques et politiques difficiles.
Que ce soit les attentats du 11 septembre, la remontée du chômage ou le ralentissement de la croissance, la consommation est restée paradoxalement soutenue.
La progression annuelle moyenne de l’encours du crédit à la consommation, en milliards d’euros, entre 1987 et 2001, a été de 7,4%.
En 2001, grâce à une augmentation du pouvoir d’achat des français (due notamment à la fin des effets de la modération salariale suite au passage aux 35 heures) a profité au marché du crédit à la consommation.
Le marché du financement aux particuliers a fortement augmenté à la fin des années 1990, ce qui traduit une évolution des modes de consommation et du rapport à l’argent et au crédit qu’entretiennent les français.
L’ANNEE 2001 ET LES DIFFERENTS PRETS A LA CONSOMMATION
Les prêts personnels : ils sont sans affectation particulière et l‘emprunteur peut utiliser librement les fonds mis à sa disposition, les remboursements des mensualités sont prévus à l’avance et pour une durée qui est déterminée également à l’avance. Ils représentent toujours en volume l’encours le plus important, soit 47,2 milliards d’euros. L’écart continue de s’afficher avec les autres prêts, l’augmentation est de 7,5%.
Les crédits permanents : ils sont appelés aussi crédits « renouvelable » ou crédits renouvelables. Ce sont des réserves d’argent mises à la disposition de l’emprunteur qui peut les utiliser à tout moment, en totalité ou en partie. Au fur et à mesure des remboursements des prêts, les réserves sont réalimentées. La progression de ces crédits s’établit à 3,9%.
Ces prêts ont un encours qui s’établit à 24 milliards d’euros.
Les crédits affectés : ce sont des prêts amortissables destinés au financement d’un bien qui est défini dans les contrats. Ces crédits ont vu leurs encours stagner à 21,1 milliards d’euros et ont eu une progression de 1,4%.
Les autres crédits : découverts bancaires, différés de remboursement liés à l’usage d’une carte de paiement et les locations avec option d’achat (LOA) qui avaient vu leurs encours beaucoup diminuer dans la dernière décennie ont affiché une très bonne progression de 8%.
L’encours des crédits à la consommation est un peu plus important dans les sociétés de crédits spécialisés que dans les banques généralistes, et ce notamment grâce au dynamisme des financements automobiles.
|